REVUE DE PRESSE

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Il vous ouvre les portes de ses jardins

Depuis 21 ans, Jean-Pierre Prime réhabilite les jardins du Parc du Plessis, à Saint-Aubin-des-Châteaux. Plusieurs fois par mois, il invite le public à visiter les lieux. Suivez le guide !

Architecte paysagiste, Jean-Pierre Prime est un amoureux de la nature et de sa richesse. Quand il rachète le Plessis, à Saint-Aubin-des-Châeaux, il y a 21  ans, il décide de sauver cet ensemble. Après plusieurs années de travail, trois jardins voient le jour à côté du château et des pavillons annexes.

Le jardin à l'anglaise

Derrière la maison de l'architecte-paysagiste, les ronces ont laissé la place à un jardin à l'anglaise. Sa caractéristique ? <<Ici, l'espace est modelé par et pour les végétaux. Les traditionnelles mauvaises herbes deviennent de véritables plantes d'ornement>>, explique ce passionné. Les chênes, noisetiers et autres hortensia y côtoient les viburnum et haie charmille. Une seule règle, <<renforcer le contraste>>. Le gazon parfaitement tondu est ici entouré de zones non fauchées. Très lumineux, le jardin laisse également deviner un espace plus ombragé sous les chênes.

Le jardin à la française

Quelques mètres plus loin, l'ordre et la symétrie reprennent le dessus. Vous êtes alors dans le jardin à la française, réparti sur 5000m2. Ici, la géométrie est reine, les allées sont parfaitement délimitées et s'articulent autour d'un ancien bassin. <<Ce jardin, découpé en quatre carrés, est tracé de manières à mettre en valeur le château situé à son extrémité nord>>, indique Jean-Pierre Prime. On remarque également les traditionnels topiaires, ces arbustes taillés suivant des formes géométriques données.

Le jardin potager

Lier l'utile à l'agréable, c'est ce que fait l'Aubinois lorsqu'il travaille son jardin potager, <<Sans aucun pesticide !>>. Fèves, pomme de terre ratte et panais, les légumes anciens sont à l'honneur. Plus qu'un simple espace de culture, <<Il s'agit en fait d'un potager fleuri>>, disséminé sur trois terrasses, à côté de l'orangerie du XVIIè siècle.

Le jardin prétexte

Si l'architecte paysagiste aime guider ses visiteurs au milieu de ses jardins, son objectif est en fait ailleurs. <<Ce ne sont que des jardins prétexte>>, glisse-t-il malicieusement. Il entend faire découvrir l'histoire et la richesse des lieux. Ne vous étonnez donc pas si la balade commentée dure un peu plus longtemps que prévu... Vous avez en face de vous un véritable passionné.

Benjamin Morin.

Le Parc du Plessis, à Saint-Aubin-des-Châteaux est ouvert les 19, 26 et 30 avril et les 1er, 2, 3, 10, 17, 29, 30 et 31 mai. Visite guidée à 15h. Tarifs : 5 € ; 2 € pour les - 12 ans ; gratuit pour les - 5 ans. Tel : 02.40.28.40.05 ; Internet : http://parcduplessis.e-monsite.com

Article paru dans le <<Ouest-France>> - Edition Châteaubriant - des 18-19 Avril 2009

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Parc du Plessis à Saint-Aubin-des-Châteaux

Un havre de paix et de verdure

 

A la sortie du bourg de Saint-Aubin-des-Châteaux, vers Ruffigné, vous ne pouvez pas manquer l'entrée du Parc du Plessis, une petite route sur la droite, prolongée par un chemin caillouteux et chaotique. Quelques hectomètres et vous pénétrez dans la propriété privée de la famille Prime, qui a trouvé logis ici, depuis une vingtaine d'années.

Que dire du parc du Plessis, si ce n'est de raconter son histoire à travers la passion d'un homme, Jean-Pierre Prime, architecte-paysagiste, ancien élève de l'école nationale supérieure du paysage de Versailles, mais surtout un ardent défenseur de la nature et du patrimoine, celui de notre pays de Châteaubriant.

 

Un peu d'histoire

Le Plessis, ancienne possession des Rougé (du XI au XIVe siècle), puis des Thierry de la Prévalaye (à partir du XVIIe siècle), est vendu aux enchères en 1929, puis acheté en 1988 par Jean-Pierre Prime. Un raccourci de l'histoire de ce lieu énigmatique qui est resté pratiquement dans l'état : « Les anciens propriétaires ont toujours été très respectueux du site et particulièrement de ses arbres » tient à préciser l'architecte-paysagiste, en aparté.

Une opportunité et un coup de cœur pour ce Castelbriantais d'origine, qui réalise son rêve de gamin. « La nature, j'ai toujours cherché à mieux la connaître et tenté de l'apprivoiser. Aujourd'hui, j'ai peut-être trouvé l'équilibre entre ce qu'elle m'apporte et ce que je lui offre ». Un jeu, une complicité, une union sacrée que Jean-Pierre Prime a visiblement « épousée », laissant la nature en apparente totale liberté avec les saisons.

 

Au fil des jardins...

Maîtrisée, dressée et rayonnante autour du château, dont on oublie ainsi un peu l'état, la nature s'étale côté nord/ouest par une terrasse du XVIIe siècle, surplombant un jardin à la française et ses quatre terrains de croquet.

Tout autour, un jardin à l'anglaise cache un sous-bois, un cèdre de l'Atlas tandis qu'une allée profonde nous mène tout droit vers un immense potager où règnent en maître diverses variétés de fruits et légumes du jardin. La roseraie, en fleurs, n'en est qu'à ses premiers plants, mais le parfum des boutons, rouges, roses ou blancs, met nos sens en éveil.

Un peu plus à l'est, l'ancienne orangerie contemple un autre potager bordé de pommiers en pleine adolescence. Un peu plus loin, le temps s'arrête devant l'amphithéâtre et la terrasse de verdure. La nature prend ici ses pleins pouvoirs. Les oiseaux sifflent leurs amours tandis que la Chère s'écoule tout en bas, confidentielle et recouverte par un bois que l'on croit impénétrable, dans lequel se trouve l'ancienne châtaigneraie du château.

Un peu plus haut, le rond à pommes, sa cuve et son pressoir à long fût rongé par les saisons, semblent figés dans le temps et aspirent à une future cueillette automnale pour quelques petits tours de « manège. »

 

Un outil pédagogique

On n'a pas tout vu, tout expliqué, tout raconté... Le temps paraît si court ici que, par moment, il paraît figé. « C'est une illusion car ici, la nature se métamorphose. Elle vit !» murmure Jean-Pierre Prime, évitant de la réveiller et récusant l'idée que le Plessis soit un jardin musée :« Il est surtout un outil pédagogique, un type d'aménagement de la campagne pour lequel la prise en compte du patrimoine arboré est aussi importante que la notion de rendement économique. J'aime bien l'idée de mise en œuvre d'un jardin-test ou de vitrine publicitaire. Le Plessis est un élément essentiel de ma pratique professionnelle de paysagiste. »

Amour et nostalgie, ici dans ce parc, l'homme et la nature s'observent. Blaise Pascal l'a ainsi résumé : « l'homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature, mais, c'est un roseau pensant ».

Joseph Peuzé

 

Le Parc du Plessis – Croquet Club en coulisses

 

Durant les jours mentionnés ci-dessous, le Parc du Plessis est ouvert de 14h30 à 18h30 avec une visite guidée prévue à 15h. Tarifs : 5€ / adulte ; 2 €/ enfant (de 5 à 12 ans) ; gratuit pour les moins de 5 ans. Goûter possible sur réservation.

Journée normale d'ouverture : dimanche 30 août
Journées du Patrimoine : samedi 19 et dimanche 20 septembre - Exceptionnellement 2 visites guidées à 14h30 et 16h15

A noter : journées des enfants les lundi 17, mardi 18 et mercredi 19 août (réservation obligatoire par téléphone au 02 40 28 40 05 ou : stephanie.prime@free.fr). Tarif : 5 €/enfant (goûter inclus)


Important : Le Parc du Plessis reste ouvert toute l'année sur réservation. N'hésitez pas à réserver votre après-midi en famille ou entre amis. Une journée sur mesure qui ravira petits et grands. Tarifs suivant les activités demandées (visite guidée des jardins, jeu de croquet, promenades à poney, repas sur place,etc).
Pour plus d'informations : 02.40.28.40.05 – Mail :
stephanie.prime@free.fr -

Site : http://parcduplessis.e-monsite.com

 

Article paru dans le journal "L'Eclaireur" en Août 2009, dans la rubrique "Pages d'Eté".

 

Dernière mise à jour de cette page le 08/05/2009

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